Un colonel des Forces armées de la République démocratique du Congo, Jean-Marie Bakelasi, est poursuivi pour détournement de fonds publics destinés à la réhabilitation de l’hôpital militaire de Kitona, dans la province du Kongo Central.
La Haute Cour militaire de Kinshasa a annoncé que le réquisitoire du parquet général militaire sera prononcé le mercredi 11 février 2026. Le président de la cour, le général de brigade magistrat Jean-Paulin Ntshayikolo, a indiqué que la cour se sent prête à passer aux conclusions.
Lors de l’instruction, le colonel Bakelasi a détaillé les dépenses liées aux travaux. Il a précisé que le paiement des ouvriers se faisait à la longueur de carrelage posée, au tarif de trois dollars par unité. Son avocat a chiffré les dépenses engagées : 9 200 dollars pour le carrelage, 10 000 dollars pour la peinture et 5 000 dollars pour la plomberie.
Le colonel maintient que les fonds reçus étaient insuffisants par rapport aux besoins réels et affirme avoir établi un devis initial qui n’a pas été respecté.
Un élément soulève une contradiction dans cette affaire : les travaux de réhabilitation, lancés en novembre 2022 et achevés en juillet 2023, auraient permis de rendre l’hôpital entièrement fonctionnel, selon la défense.
Par la suite, le colonel Bakelasi a supervisé d’autres travaux, notamment la construction du quartier DVD destiné au logement des recrues. C’est durant ces chantiers qu’il a été arrêté alors qu’il supervisait le sixième bloc de construction.
La cour a accordé une semaine au parquet pour préparer son réquisitoire, qui devra être présenté lors de l’audience du 11 février. Trois autres personnes sont également poursuivies dans cette affaire pour des détournements présumés.
Le projet de réhabilitation avait été confié au colonel Bakelasi en novembre 2022, par le général Franck Ntumba, chef de la Maison militaire du président de la République. Jusqu’à son arrestation, il commandait le 11e régiment, en soutien à la première zone de génie.
L’audience à venir est cruciale, car elle devrait clore les débats et permettre à la cour de rendre sa décision.
A. Flora BARO
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






