Le rand sud-africain a prolongé sa progression en début de séance mercredi en renforçant son rebond récent sous le seuil des 16 rands pour un dollar américain, alors que les marchés attendent avec attention la publication imminente de l’indice des directeurs d’achat (PMI) sur l’activité économique. Ce mouvement reflète l’influence combinée des prix des matières premières et les anticipations positives des investisseurs quant aux perspectives de croissance en Afrique du Sud.
À 06h35 GMT, le rand s’échangeait autour de 15,9250 ZAR pour un dollar en enregistrant une hausse d’environ 0,3 % par rapport à la clôture précédente. Cette progression, lente mais régulière, est étroitement liée à la performance des matières premières qui restent un facteur déterminant pour la monnaie sud-africaine.
Au niveau international, les devises sensibles au risque comme le rand bénéficient des tendances économiques mondiales. Par exemple, la récente prolongation d’un programme commercial préférentiel américain pour l’Afrique jusqu’à la fin de 2026 pourrait soutenir les marchés africains, même si les tensions diplomatiques entre Washington et Pretoria apportent une part d’incertitude.
La stabilité du rand s’accompagne aussi d’un repli des rendements sur le marché obligataire sud-africain. Le taux des obligations d’État à long terme, notamment celles arrivant à échéance en 2035, a diminué de 5 points de base pour s’établir à environ 8,015 %, témoignant d’une confiance accrue des investisseurs dans la situation locale.
Les acteurs financiers attendent désormais les données PMI, indicateur important pour mesurer la santé économique, qui couvrent la production, les nouvelles commandes, l’emploi et la pression sur les prix. Les résultats de janvier pourraient signaler une stabilisation ou un redressement après une contraction observée fin 2025, renforçant ainsi la confiance sur le marché.
Par ailleurs, les cours des matières premières comme l’or et le platine, essentiels aux exportations sud-africaines, ont récemment progressé, renforçant la devise locale. Cette sensibilité aux marchés mondiaux des commodities explique en partie la volatilité du rand.
Malgré ce rebond, le rand reste exposé à une forte volatilité, influencée par les évolutions de la politique monétaire américaine et les tendances économiques globales. Cette situation reflète la corrélation élevée entre les devises des marchés émergents et les grandes dynamiques macroéconomiques internationales.
Le rand bénéficie actuellement d’un contexte favorable porté par des anticipations économiques positives et des prix des matières premières soutenus, mais demeure soumis à des risques externes qui pourraient moduler son évolution dans les semaines à venir.
Bruno Bayala
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