Yaoundé, 26 octobre 2025 – À la suite du scrutin présidentiel du 12 octobre, le gouvernement camerounais a appelé les médias et les acteurs politiques à la responsabilité. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a averti contre toute tentative d’incitation à la révolte ou de diffusion de fausses informations susceptibles de troubler l’ordre public.
Dans une déclaration officielle, le ministre a rappelé que « les médias qui font l’apologie de l’insurrection populaire ou propagent la haine et les fausses nouvelles feront face à la rigueur de la loi ». Il a insisté sur la nécessité pour les professionnels de l’information de respecter les institutions républicaines et d’éviter les discours de division, dans un contexte post-électoral marqué par des tensions.
Le gouvernement affirme réaffirmer son attachement à l’État de droit et précise que toute contestation des résultats électoraux doit se faire dans le cadre légal, devant les instances compétentes. « La qualité de candidat à l’élection présidentielle ne confère aucune immunité à quiconque », a martelé Paul Atanga Nji, invitant l’ensemble de la classe politique à la retenue et au respect des lois.
Les autorités assurent avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir la paix et la stabilité du pays. Les forces de sécurité, déployées dans plusieurs grandes villes, ont reçu pour instruction de maintenir l’ordre public « de manière professionnelle et sans état d’âme ».
Cette déclaration intervient alors que le Conseil constitutionnel doit proclamer les résultats officiels du scrutin, sur fond de tensions dans certaines localités.
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