Assainir, structurer et crédibiliser le paysage politique : c’est l’objectif de la réforme des partis politiques engagée au Gabon à travers la loi n°016/2025. À trois mois de l’échéance, cette nouvelle réglementation impose notamment un minimum de 9 000 adhérents, une participation obligatoire aux élections et un contrôle strict des financements, sous peine de disparition légale pour les formations non conformes.
Dans ce contexte, les 104 partis recensés sont en pleine mobilisation pour se mettre en règle. Neuf mois après l’ultimatum lancé par le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, les états-majors multiplient réunions stratégiques, campagnes d’adhésion et préparatifs de congrès.
Certaines formations affichent déjà une avance. L’Union nationale (UN) assure avoir finalisé son dossier et respecter les exigences légales. Même dynamique pour l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), qui revendique avoir dépassé le seuil requis d’adhérents.
D’autres, à l’image de l’Union du peuple gabonais (UPG), accélèrent leur mise en conformité à travers la mise en place de commissions et l’organisation prochaine de congrès.
Selon l’article 72 de la loi, les partis doivent non seulement atteindre le seuil d’adhérents, mais aussi participer activement aux scrutins et se soumettre à une gestion financière rigoureusement contrôlée.
Yolande Bazié
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