L’Iran envisage un retrait historique. Le Parlement examine une sortie du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), une décision lourde de conséquences.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a confirmé l’information : « La question est en cours d’examen au Parlement », a-t-il déclaré, justifiant cette démarche par un sentiment d’injustice. « Quel intérêt de rester si nos droits ne sont pas respectés ? »
Téhéran réaffirme néanmoins sa position : « L’Iran ne cherche pas à développer l’arme nucléaire », insiste le porte-parole, rappelant que cette volonté est officiellement encadrée par une fatwa du Guide suprême depuis 2003.
Mais la colère monte au Parlement. Le député Alaeddin Boroujerdi fustige les « agressions américaines et israéliennes » et affirme qu’une majorité de députés soutiendrait un retrait, en réaction aux pressions internationales persistantes.
L’Iran est signataire du TNP (Traité de Non-Prolifération, qui vise à limiter la diffusion des armes nucléaires) depuis 1970. Son programme nucléaire, lancé dans les années 1950, a été à l’origine de tensions chroniques, et sa reprise à la fin des années 1980 a cristallisé plusieurs crises.
Une sortie du TNP serait un séisme diplomatique, remettant en cause des décennies de cadre multilatéral. La communauté internationale suit la situation avec inquiétude, les prochains jours au Parlement iranien s’annonçant décisifs.
A. Flora BARO
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