La Libye fait face à une alerte sanitaire majeure avec 3 083 cas confirmés de tuberculose pulmonaire depuis le début de l’année, sur 6 194 cas suspects examinés, a annoncé Haydar Al-Sayeh, directeur général du Centre national de contrôle des maladies (NCDC). Parmi les malades, 59 % sont des non-Libyens et 41 % des citoyens libyens.
Le responsable a alerté sur le risque que représentent les patients n’ayant pas terminé leur traitement, en particulier parmi les migrants. Selon lui, l’interruption des soins favorise l’apparition de formes résistantes de la tuberculose et augmente la transmission dans la communauté.
Pour limiter la propagation, un plan d’action strict est en vigueur depuis début 2025. Plus de 1 200 tests de dépistage sont désormais effectués chaque jour, permettant de détecter rapidement les cas et d’assurer un suivi médical. Le NCDC indique que seulement 51 % des patients ont suivi le traitement jusqu’au bout.
Face à cette situation, les autorités ont renforcé les mesures dans les centres de détention, notamment au Centre anti-migration illégale de Tripoli-Est, où plus de 1 400 détenus sont hébergés. Les malades y sont isolés, mis en quarantaine et suivis jusqu’à l’achèvement de leur traitement. Les nouvelles arrivées sont immédiatement signalées aux équipes médicales pour examens et dépistage. Certaines procédures de déportation ont déjà été lancées pour réduire les risques de propagation.
Haydar Al-Sayeh a insisté sur la gravité de la situation et la nécessité d’une coordination entre autorités, forces de sécurité et corps médical. Il a par ailleurs assuré que les médicaments et les fournitures de laboratoire pour le diagnostic et le traitement de la tuberculose sont disponibles et prêts à être utilisés.
Yolande Bazié
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