Mariame Soma
Le 14 novembre 2023 n’est pas une simple date dans le calendrier. Pour beaucoup de Maliens, c’est un jour qui a redonné souffle, fierté et espoir. Ce jour-là, Kidal, longtemps perçue comme un territoire hors de portée, est finalement revenue sous le contrôle de l’État. Un moment profondément symbolique, presque irréel pour certains, mais vécu comme une réparation historique pour d’autres.

Pendant des décennies, Kidal a été associée aux rébellions successives, aux tensions, à la fragmentation. Depuis 1963, la ville cristallisait douleurs et incompréhensions. Après une première reconquête énergique menée par les forces armées, la région avait connu près de trente années d’accalmie, avant de sombrer à nouveau dans des cycles de crises qui ont marqué plusieurs générations.

Les rébellions des années 1990, puis celles de 2006, 2012 et 2014, ont peu à peu installé l’idée d’une zone détachée, presque impossible à réintégrer pleinement. Pour beaucoup, Kidal était devenue le symbole même d’un Mali blessé mais jamais résigné.

C’est pourquoi le retour de 2023 a eu une résonance si particulière. Pour le Gouvernement malien, il s’agit d’un acte fort, attendu depuis des décennies. Pour le peuple, c’est une preuve que l’unité nationale n’est pas un rêve, mais une réalité qui se reconstruit, pas à pas, avec courage et détermination.
Aujourd’hui, cette date s’impose déjà comme un repère majeur, un jalon sur le chemin d’un Mali rassemblé, maître de son territoire et confiant en son avenir.
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