Le gouvernement kényan déploiera prochainement la police et les Forces de défense (KDF) pour sécuriser les travaux de la route Isiolo–Mandera, un axe stratégique de 740 km reliant le Kenya à l’Éthiopie et au Soudan du Sud.

À l’issue d’une réunion avec les secrétaires de Cabinet à la Défense et aux Transports, le secrétaire de Cabinet à l’Intérieur, Kipchumba Murkomen, a assuré que ce renforcement sécuritaire garantira l’achèvement du projet dans les délais impartis. « La sécurité est l’un des piliers du développement national », a-t-il rappelé, précisant que des protocoles stricts permettront aux entrepreneurs et au personnel de collaborer étroitement avec les forces de sécurité.
Les forces seront également déployées dans d’autres régions sensibles pour protéger les projets en cours, a ajouté M. Murkomen.
Le président William Ruto suit de près l’avancement de ce chantier, lancé le 7 février 2025 dans le cadre du corridor LAPSSET (Lamu Port–Soudan du Sud–Éthiopie).

Financé en partie par l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale, qui a débloqué 81 milliards de shillings sur un budget total de 100 milliards, le projet ambitionne de stimuler le potentiel économique du nord du Kenya.
La deuxième phase, couvrant le tronçon Modogashe–Samatar sur 70 km, devrait débuter après l’achèvement de la première phase, selon le gouvernement.

À quelques mois des élections générales de 2027, cette infrastructure est désormais présentée comme l’une des réalisations majeures de l’administration Ruto, après des critiques initiales sur sa faisabilité et son coût.
Tiè Mariame SOMA
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