En Inde, le débat sur l’impact des réseaux sociaux sur les jeunes prend une nouvelle dimension. Le député LSK Devarayalu, proche allié du Premier ministre Narendra Modi, a proposé un projet de loi visant à interdire l’accès aux plateformes numériques aux enfants.
Cette initiative intervient dans un contexte de préoccupations croissantes liées à la santé mentale, à la sécurité et au bien-être des mineurs sur Internet.
« Non seulement nos enfants deviennent accros aux réseaux sociaux, mais l’Inde est également l’un des plus grands producteurs mondiaux de données pour les plateformes étrangères », a-t-il déclaré.
Selon lui, « sur la base de ces données, ces entreprises développent des systèmes d’intelligence artificielle avancés, transformant de fait les utilisateurs indiens en fournisseurs de données non rémunérés, tandis que les bénéfices stratégiques et économiques sont engrangés ailleurs ».
Le député a également souligné que les réseaux sociaux favorisent une forme d’addiction chez les jeunes, tout en faisant de l’Inde l’un des principaux réservoirs de données au profit des entreprises numériques étrangères.
À ce stade, le gouvernement indien ne s’est pas encore officiellement exprimé sur le sujet, laissant en suspens les interrogations quant à sa position face à ce projet de loi et aux enjeux qu’il soulève.
En décembre 2025, l’Australie a ouvert la voie en devenant le premier pays au monde à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 16 ans.
Cette semaine, l’Assemblée nationale française a adopté une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans, tandis que le Royaume-Uni, le Danemark et la Grèce étudient actuellement des mesures similaires.
Cheick Omar Ouédraogo
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






