Le 28 mars 2026, près de Naqoura dans le sud du Liban, trois incidents distincts ont opposé des soldats de l’armée israélienne (Tsahal) au contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban.
Selon les informations rapportées, des militaires israéliens ont :
pointé leurs armes sur un général français de l’ONU, ouvert le feu sur un convoi logistique français, et tiré un obus de char à proximité d’un véhicule français,
sans faire de blessés.
Déroulement des faits
Des soldats israéliens ont braqué leurs armes sur le général de division Paul Sanzey, commandant du contingent français au sein de la FINUL. Des tirs de sommation ont visé un convoi logistique français ; un véhicule a été touché par des impacts d’armes légères. Un char Merkava a tiré un obus qui a explosé à environ 15 mètres d’un véhicule de la force de réaction rapide française.
Aucun blessé n’a été recensé. Les autorités françaises indiquent que les procédures de déconfliction avaient été respectées.
Réaction de la France
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a condamné « avec la plus grande fermeté » ces actes, qualifiés :
d’« actes d’intimidation », et de « violations de la sécurité » visant du personnel de l’ONU.
La France les juge « inacceptables et injustifiables » et a :
convoqué l’ambassadeur d’Israël à Paris, demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.
Contexte sécuritaire
La FINUL, déployée depuis 1978 pour surveiller la frontière libano-israélienne en application de la résolution 1701, opère dans un contexte de forte escalade entre Israël et le Hezbollah.
Dans les 48 heures suivantes (29–30 mars) :
trois Casques bleus indonésiens ont été tués, plusieurs autres ont été blessés,
lors de tirs et d’une explosion d’origine inconnue. Une enquête de l’Organisation des Nations unies est en cours.
Réaction israélienne
L’armée israélienne indique :
examiner « de manière approfondie » ces incidents, mener une enquête interne sur les circonstances.
Elle affirme que ses opérations visent exclusivement le Hezbollah et ses infrastructures, et appelle à ne pas tirer de conclusions hâtives. Aucune responsabilité directe n’a été reconnue à ce stade.
Par ailleurs, Israël a annoncé la suspension des importations d’équipements militaires français dans un contexte de tensions bilatérales accrues.
Situation générale
La FINUL compte environ 10 000 soldats issus de plusieurs pays (France, Indonésie, Italie, Ghana). Elle se retrouve régulièrement exposée aux combats. La France réaffirme son soutien au mandat de la mission et appelle au respect de la résolution 1701 ainsi qu’à un cessez-le-feu.
Les enquêtes de l’ONU et de l’armée israélienne sont toujours en cours au 31 mars 2026. La situation demeure hautement volatile dans le sud du Liban.
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