Le collectif d’avocats du commandant Aboubacar Diakité, connu sous le nom de Toumba, a vivement réagi ce mardi au transfert de leur client de la Maison centrale de Conakry vers la prison civile de Coyah, une décision qu’ils jugent irrégulière et contraire aux textes en vigueur.
Dans une déclaration publique, les conseils expliquent avoir été informés, la veille, par des publications sur les réseaux sociaux, de l’extraction de leur client vers une destination non précisée. Immédiatement, le collectif s’est rendu à la Maison centrale afin de vérifier la situation.
Sur place, l’un des avocats affirme s’être vu refuser l’accès à l’établissement, sous prétexte que des consignes auraient suspendu toute visite, y compris celles des avocats. Le collectif qualifie cette situation de préoccupante, au regard des garanties liées au droit de la défense.
Pour obtenir des éclaircissements, un des conseils s’est rendu au parquet général près la Cour d’appel de Conakry. Selon le collectif, le procureur général aurait indiqué avoir lui-même appris le transfert par les réseaux sociaux avant de donner des instructions permettant à l’avocat de rencontrer son client. Cette rencontre s’est déroulée dans un climat calme et sans incident, laissant espérer une stabilisation de la situation.
Cependant, dès le lendemain, les avocats affirment avoir appris que leur client faisait à nouveau l’objet d’un transfèrement vers un autre lieu de détention. Une information confirmée sans explication par le procureur général, qui aurait refusé de se prononcer sur la question.
Rappelant que le commandant Aboubacar Diakité a été condamné à dix ans de prison le 31 juillet 2024 par le tribunal de première instance de Dixinn, et qu’il a déjà exécuté près de neuf années de détention, le collectif soutient que tout transfert hors de la Maison centrale de Conakry serait contraire au droit pénal guinéen.
Les avocats se réservent le droit d’engager toutes les actions légales nécessaires pour préserver les droits de leur client et garantir le respect des procédures judiciaires.
Djamila Kambou
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