Le gouvernement guinéen a annoncé la dissolution de 40 partis politiques pour non-respect de leurs obligations légales. La décision, rendue publique dans la nuit du vendredi 6 mars 2026 à la télévision nationale, a été actée par un arrêté du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.
Parmi les formations politiques concernées figurent plusieurs partis majeurs de la scène politique guinéenne. Il s’agit notamment de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) dirigée par Cellou Dalein Diallo, du Rassemblement du Peuple de Guinée Arc-en-ciel (RPG-AEC) de l’ancien président Alpha Condé, ainsi que de l’Union des Forces Républicaines (UFR) conduite par Sidya Touré. Ces trois figures politiques vivent actuellement hors du pays.
Selon les autorités, la dissolution entraîne la suppression immédiate de la personnalité juridique de ces partis. Par conséquent, toute activité politique menée en leur nom est désormais interdite sur l’ensemble du territoire guinéen, y compris dans les représentations diplomatiques du pays à l’étranger.
L’arrêté prévoit également la mise sous scellés des sièges nationaux et des antennes locales des partis concernés. Leurs biens et patrimoines seront placés sous séquestre, en attendant la désignation d’un liquidateur chargé d’organiser la gestion et la répartition de ces actifs.
Cette mesure intervient dans un climat politique marqué par les préparatifs des élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026.
Djamila Kambou
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