Les cours sont à l’arrêt depuis ce lundi dans plusieurs établissements publics de la capitale gabonaise. De nombreux enseignants ont décidé de suspendre les activités pédagogiques, laissant les élèves à eux-mêmes
Selon des sources concordantes, ce mouvement de protestation est motivé par le non-paiement des primes et des vacations, ainsi que par la suspension, depuis plusieurs années, du budget de fonctionnement destiné aux établissements scolaires. Les enseignants dénoncent une situation devenue, selon eux, insoutenable pour assurer normalement leur mission.
Dans plusieurs lycées de Libreville, les élèves ont été contraints de rentrer chez eux.
« Nous n’avons pas eu cours ce matin. Les enseignants réclament leurs salaires et leurs primes. Ils sont allés en assemblée générale au lycée National Léon Mba », ont expliqué des élèves du lycée Nelson Mandela.
Sur place, au lycée National Léon Mba, le collectif des enseignants a réaffirmé son mot d’ordre de grève, résumé par le slogan « No money, no work », traduit en français par « pas d’argent, pas de travail ». Un message clair adressé aux autorités, appelées à trouver rapidement une solution afin d’éviter une perturbation prolongée de l’année scolaire.
Pour l’heure, aucune réaction officielle du ministère de l’Éducation nationale n’a encore été enregistrée.
Yolande Bazié
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