Tout commence par une affaire de fraude au café. Deux hommes arrêtés. Une tentative d’exportation illégale vers le Rwanda. Puis, une intervention inattendue va tout faire basculer.
Vendredi 3 avril 2026, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique lève le voile sur une affaire plus complexe qu’il n’y paraissait. Un homme est accusé d’escroquerie, d’usurpation de fonction et de corruption.
Les faits remontent à novembre 2025. Deux suspects sont interpellés et incarcérés à Bubanza. Mais un troisième individu entre en scène. Il se présente comme un envoyé de la présidence. Il promet une libération rapide. À condition de payer.
Le montant est élevé : 200 millions de francs burundais. L’argent est versé. Mais seule une partie est transmise. Malgré cela, les détenus sont libérés. Puis disparaissent.
Pour les autorités, le mode opératoire est clair. L’escroc exploite la confiance. Il se fait passer pour une haute autorité. Il promet des solutions rapides. Et exige de l’argent.
Le porte-parole du ministère, Pierre Nkurikiye, met en garde. Ces pratiques se multiplient. Appels téléphoniques. Messages. Promesses d’emplois ou de missions à l’étranger. Les victimes paient. Puis réalisent trop tard qu’elles ont été trompées.
Le message est sans ambiguïté : vérifier, toujours vérifier. Les autorités officielles ne demandent pas d’argent pour rendre service
À Bubanza, cette affaire dépasse le simple cadre judiciaire. Elle rappelle une réalité plus large. Celle d’escroqueries de plus en plus sophistiquées, qui touchent aujourd’hui plusieurs pays africains.
A. Flora BARO
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