L’abattage de quelques 200 vaches d’une exploitation des Bordes-sur-Arize, en Ariège, a débuté vendredi matin, deux jours après la découverte d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Les services vétérinaires ont pu accéder à l’étable sous protection de la gendarmerie, après plusieurs mobilisations d’agriculteurs. En effet,
jeudi soir, les forces de l’ordre avaient investi la ferme où plusieurs dizaines d’opposants tentaient d’empêcher l’opération. Des heurts ont éclaté et quatre personnes ont été interpellées, a indiqué le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
La contestation s’est rapidement étendue à d’autres départements. En effet, en Ariège, une centaine de tracteurs ont bloqué un tronçon de l’A75, interrompant la circulation dans les deux sens. Dans les Hautes-Pyrénées, l’abattage d’un autre troupeau d’une vingtaine de bêtes est également prévu, sous la surveillance de plusieurs dizaines d’éleveurs mobilisés.
Les tensions se sont aussi fait sentir dans le Lot-et-Garonne, où des agriculteurs ont déversé lisier et pneus devant plusieurs bâtiments administratifs, dont la préfecture et le tribunal. À Bordeaux, d’autres ont déversé des déchets agricoles et suspendu une carcasse animale sur la façade d’un bâtiment officiel. Le préfet de Gironde a dénoncé « des dégradations inacceptables ».
Face à la progression de la DNC, le ministère de l’Agriculture a élargi vendredi les zones de vaccination obligatoire à l’Aude, la Haute-Garonne, le Gers et aux Pyrénées-Atlantiques, en dehors des communes déjà soumises à des restrictions.
José Pérez, président de la Coordination rurale du Lot-et-Garonne, a réaffirmé son soutien à une « vaccination totale » des troupeaux . Il a réclamé également la fin de l’abattage des animaux sains. Par ailleurs, il annonce la préparation d’« une action d’ampleur » au niveau national dans les prochains jours.
Yolande Bazié
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