Le président américain Donald Trump a menacé, ce jeudi 15 janvier, d’invoquer la loi sur l’insurrection afin de déployer l’armée américaine au Minnesota, alors que les tensions s’intensifient à Minneapolis entre agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et des civils opposés aux opérations de contrôle migratoire.
Cette déclaration intervient dans un contexte explosif, marqué par de récents épisodes de violences armées. La veille, un agent de l’ICE a blessé un homme par balle à la jambe lors d’une intervention. Une semaine plus tôt, une femme avait été mortellement touchée par un autre agent fédéral dans la même ville, relançant la colère et les manifestations.
Sur son réseau social, Donald Trump a accusé les autorités locales de laxisme et a promis une réponse musclée :
« Si les politiciens corrompus du Minnesota n’obéissent pas à la loi et ne mettent pas fin aux attaques contre les patriotes de l’ICE, qui ne font que leur travail, j’instituerai la loi sur l’insurrection (…) et mettrai rapidement fin à la mascarade qui se déroule dans cet État autrefois si grand. »
Adoptée au XIXᵉ siècle, la loi sur l’insurrection permet au président de mobiliser l’armée sur le sol américain pour rétablir l’ordre face à une rébellion ou à des violences majeures. Elle n’a plus été invoquée depuis 1992, lors des émeutes de Los Angeles. Trump avait déjà envisagé d’y recourir en 2020, après la mort de George Floyd, sans jamais franchir le pas.
À Minneapolis, la situation demeure extrêmement tendue. Jeudi soir, un commissariat de police a été incendié, ravivant le spectre des violences de 2020. Donald Trump a alors durci le ton, avertissant que « quand le pillage commence, les tirs commencent », et réaffirmant sa volonté d’envoyer l’armée si nécessaire.
Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a vivement réagi, rejetant toute escalade militaire : « Donald Trump ne connaît rien à la force de Minneapolis. Nous sommes forts comme l’enfer. »
En rappel, Le président Trump avait également exprimé le souhait d’y recourir au Minnesota durant son premier mandat, lorsque des manifestations avaient éclaté dans la ville après la mort de George Floyd en 2020 . Et lorsque l’insurrection du 6 janvier a eu lieu début 2021, la Garde nationale a été déployée, mais la loi n’a jamais été invoquée .
Selon certaines sources, dès son retour au pouvoir en 2025, Trump a suggéré, par décret, que la loi sur l’insurrection pourrait servir à contrôler la frontière américano-mexicaine. Il promet de mettre en œuvre la loi qui lui permettrait d’envoyer l’armée américaine dans l’État pour combattre la rébellion ou la violence.
Tiè Mariame SOMA
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