Le président américain Donald Trump a signé vendredi un décret instaurant une surtaxe supplémentaire de 10 % sur les importations, quelques heures après un revers infligé par la Cour suprême des États-Unis. La haute juridiction a invalidé une large part des droits de douane qu’il avait imposés, estimant qu’ils ne reposaient sur aucun fondement légal.
Malgré ce désaveu, Donald Trump a choisi de maintenir la pression commerciale. Le nouveau droit de 10 %, applicable à partir du 24 février pour une durée de 150 jours, concernera l’ensemble des importations, avec certaines exemptions, notamment pour l’industrie pharmaceutique et les produits couverts par l’accord États-Unis–Mexique–Canada.
Les partenaires ayant déjà négocié des accords tarifaires avec Washington ne seront pas épargnés. Selon la Maison Blanche, l’administration pourrait toutefois ajuster ultérieurement certains taux jugés « plus appropriés ». Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a assuré que les recettes attendues en 2026 resteraient « pratiquement inchangées ».
La décision de la Cour constitue le revers judiciaire le plus significatif du second mandat de Donald Trump. Elle ne remet cependant pas en cause les droits de douane sectoriels déjà en vigueur, notamment sur l’acier et l’aluminium.
À l’international, l’Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada suivent la situation de près, redoutant une nouvelle escalade commerciale.
Malgré le coup d’arrêt judiciaire, la stratégie protectionniste de Donald Trump semble donc appelée à se poursuivre, au risque de raviver les tensions avec les partenaires économiques des États-Unis.
Yolande Bazié
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