Le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) a salué les avancées de la Gambie dans la modernisation de son système éducatif, fondée sur une utilisation stratégique des données. Dans une récente analyse, l’organisation internationale met en avant le rôle clé du leadership national et des partenariats internationaux dans l’amélioration des performances du secteur.
Alors que le pays consacre environ 40 % de moins de ressources financières à l’éducation par rapport à plusieurs États d’Afrique subsaharienne, les résultats obtenus sont jugés encourageants. Les taux d’achèvement du cycle primaire sont désormais comparables à la moyenne régionale, tandis que ceux du premier cycle du secondaire dépassent cette moyenne de près de 30 %, selon le GPE.
Ces progrès s’expliquent en grande partie par l’exploitation efficace des données issues du Système d’information pour la gestion de l’éducation (EMIS). « Ces données permettent aux autorités éducatives d’orienter les décisions, de mieux planifier les investissements et de suivre l’évolution des établissements scolaires sur l’ensemble du territoire », indique l’organisation.
Le ministère de l’Éducation a indiqué que l’approche basée sur les données ne date pas d’hier en Gambie. Dès le début des années 2000, avec l’appui du Département britannique pour le développement international (DFID), le pays a intégré les systèmes d’information géographique dans la planification de l’éducation. Entre 2006 et 2008, l’Institut de statistique de l’UNESCO (UIS) et l’Institut international de planification de l’éducation (IIPE) ont contribué à renforcer les capacités nationales à travers la standardisation des données scolaires et le développement d’outils d’analyse.
« Entre 2009 et 2018, cette dynamique s’est poursuivie dans le cadre des initiatives régionales portées par l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA), favorisant l’harmonisation des normes et l’échange d’expériences entre pays. À partir de 2019, l’adoption du système DHIS2 pour l’éducation, avec l’appui du GPE et de l’Université d’Oslo, a permis d’améliorer la collecte de données, désormais réalisée au niveau individuel », poursuit le ministère.
Par ailleurs, des partenariats avec des entreprises du numérique, ont contribué au renforcement des outils technologiques et à la formation des acteurs du secteur. Ces efforts ont conduit à la mise en place d’un programme de master en données éducatives à l’Université de Gambie.
Pour le GPE, la réussite de la Gambie repose avant tout sur un pilotage national fort, capable de coordonner les interventions des partenaires techniques et financiers tout en évitant les chevauchements. L’organisation estime que cette expérience constitue une référence pour d’autres pays confrontés à des contraintes de ressources similaires.
Djamila kambou
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






