Le problème fondamental de toute révolution comme nous l’enseigne Lénine est celui du pouvoir tout en ajoutant que tant que ce problème n’est pas élucidé, il ne saurait être question de jouer consciemment son rôle dans la révolution, et encore moins de la diriger.
En décidant d’instituer la charte de la révolution ainsi qu’un gouvernement et une assemblée législative du peuple, nos gouvernants indiquent clairement qu’ils ont une claire perception de cet état de fait, si tant est que ces « mutations » en apparence symboliques , replacent le peuple burkinabè au centre de la gestion du pouvoir d’État et ouvrent la voie à un nouveau type d’État plus démocratique que la République démocratique parlementaire où le pouvoir appartient au parlement élu au suffrage universel direct.
Cette fois-ci et la suppression des représentants des partis politiques à l’assemblée en gestation au profit des représentants des masses populaires le prouve ; le pouvoir revient de plein et entier droit au peuple qui va l’exercer de l’échelon inférieur au plus haut niveau par le biais du centralisme démocratique.
Une République des députés ouvriers, soldats, paysans etc réunis en assemblée constituante des représentants du peuple burkinabè voilà ce qui est entrain de naître chez nous sur l’initiative des tenants de la révolution progressiste populaire avec la bénédiction des masses populaires. Il est en effet de notoriété publique au regard des régimes successifs qui ont eu la charge de la gestion du pouvoir d’État, que la République parlementaire bourgeoise entrave, étouffe la vie politique propre des masses et leur participation directe à l’organisation démocratique de toute la vie de l’État de la base au sommet, à l’opposé du centralisme démocratique qui leur offre une pleine participation à celle-ci dans le respect strict des principes révolutionnaires.
C’est ce que Karl Marx a appelé « la forme politique enfin trouvée par laquelle peut s’accomplir l’affranchissement économique des travailleurs. » Le peuple burkinabè, héritier de luttes glorieuses aussi bien au plan syndical que politique est bel et bien à la hauteur de ce challenge à venir qu’il saura relever avec brio. Des erreurs sont inévitables au début, quand le peuple lui-même entreprend d’organiser la vie nouvelle, mais mieux vaut commettre quelques erreurs et aller de l’avant plutôt que de rester dans un immobilisme sclérosant.
Tout cela devra se faire sous la direction d’un parti d’avant garde armé de la théorie révolutionnaire pour permettre à la classe ouvrière, à la paysannerie ainsi qu’à leurs alliés naturels de remplir leur mission historique de bâtisseur de la société nouvelle.
Héritier légitime des conquêtes progressives et des traditions démocratiques révolutionnaires de notre peuple, le Capitaine Ibrahim Traoré mérite notre soutien dans cette lutte transformationnelle de l’État burkinabè.
Ensemble donc pour l’édification du Burkina Faso nouveau.
Boubakar SY
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





