Le Ghana veut tourner la page de sa dépendance au Fonds monétaire international. Après plusieurs années de tensions économiques et d’appui financier extérieur, les autorités affichent désormais un objectif celui de reprendre le contrôle total des finances publiques et sortir du programme du FMI avec plus d’autonomie.
Pour y parvenir, le pays mise sur deux leviers principaux. D’abord, un meilleur contrôle de la fiscalité afin d’augmenter les recettes internes et réduire les déséquilibres budgétaires. Ensuite, un renforcement de ses réserves, notamment grâce à l’or, devenu un pilier central de l’économie nationale.
Cette stratégie commence à produire des résultats encourageants. La monnaie nationale, le cedi, a repris de la valeur face au dollar, signe d’un regain de confiance. Dans le même temps, la situation budgétaire s’est améliorée et les équilibres extérieurs se sont stabilisés.
La forte performance des exportations d’or a largement contribué à ce redressement. Elle a permis au pays de renforcer ses réserves et de soutenir sa monnaie. Mais les autorités savent que la véritable indépendance passera aussi par une gestion plus rigoureuse des finances publiques et par une économie moins dépendante des matières premières.
À travers la création d’un conseil budgétaire indépendant, Accra veut montrer que la discipline financière ne sera plus une exigence imposée de l’extérieur, mais un choix interne et durable. L’ambition est de transformer une période de crise en opportunité pour bâtir une autonomie économique plus solide.
Yolande Bazié
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