L’Ouganda cherche des partenaires pour construire davantage de logements. Face à un déficit estimé à 2,4 millions d’unités, le gouvernement entend faire du secteur privé un acteur central de sa stratégie de développement immobilier. Le ministre des Finances, Henry Musasizi, a plaidé pour une mobilisation accrue des investissements privés et des financements accessibles aux ménages comme aux promoteurs.
Pour le ministre, le recours aux capitaux privés doit permettre d’accélérer la construction, tout en facilitant l’accès aux crédits immobiliers. Il a notamment évoqué le refinancement hypothécaire, un mécanisme susceptible d’aider les établissements financiers à proposer des prêts sur de plus longues durées.
Le gouvernement entend également agir sur les coûts et les délais de construction. Il prévoit de travailler avec les collectivités locales pour améliorer l’aménagement du territoire, simplifier la délivrance des permis de construire et rendre les procédures administratives plus transparentes. La capitalisation progressive de la Société nationale du logement et de la construction figure aussi parmi les mesures annoncées.
Au-delà de la question du logement, Kampala voit dans le développement du secteur de la construction un moteur de croissance. La production locale d’acier, de ciment et d’autres matériaux pourrait bénéficier de cette dynamique, tout comme les entreprises et les travailleurs du bâtiment. Cette stratégie s’inscrit dans l’ambition du pays de bâtir une économie de 500 milliards de dollars à l’horizon 2040.
Le gouvernement cherche ainsi à faire converger investissements privés, financement immobilier et capacités locales pour répondre à une pénurie qui pèse sur les besoins des populations.
Yolande Bazié
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