La ville de Kounahiri a été durement touchée par une pluie torrentielle accompagnée de vents violents dans la nuit du 2 au 3 février 2026. L’intempérie a provoqué d’importants dégâts matériels, affectant de nombreuses habitations et activités commerciales.
Selon le quatrième adjoint au maire, Bomisso Deto Alfred, l’ampleur des destructions dépasse celles observées les années précédentes. « Chaque saison des pluies apporte son lot de dégâts, mais cette fois-ci, les pertes sont beaucoup plus importantes », a-t-il expliqué. Malgré l’ampleur des dommages, aucune perte en vie humaine n’a été signalée.
Plusieurs familles ont vu leurs maisons partiellement ou totalement endommagées. Bomisso Djima Fulbert, dont l’habitation a été complètement décoiffée, témoigne : « Le vent soufflait avec une telle violence que nous ne pouvions pas sortir. Nous nous sommes couchés au sol et protégés avec des matelas. » Il indique également avoir perdu des documents importants, notamment des extraits d’état civil.
Au marché de Kounahiri, les commerçants ont aussi payé un lourd tribut. Sawadogo Dramane, propriétaire d’un kiosque détruit, confie : « Le vent a tout emporté. Il ne me reste que les murs. » L’évaluation complète des pertes est toujours en cours.
Face à cette situation, le conseil municipal envisage d’apporter une assistance aux sinistrés à travers le budget communal. Un projet de reforestation est également en cours pour limiter, à long terme, l’impact des vents violents. En attendant, les autorités locales appellent les populations à renforcer la sécurisation de leurs habitations.
Au total, près de quarante ménages ont été affectés par cette intempérie, un chiffre qui rappelle la tornade du 29 mars 2024, laquelle avait déjà touché une vingtaine de foyers dans la localité. Les autorités assurent suivre de près l’évolution de la situation.
A. Flora BARO
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