Aussi vrai que la construction des pyramides demeure jusqu’à nos jours un mystère insondable, aussi vrai il apparaît que cette équipe des Pharaons présente à la CAN 2025 demeure une énigme pour les observateurs et les analystes du football.
Après un premier tour mi-chemin figue mi- raisin où elle a joué sur courant alternatif, l’Égypte que l’on donnait favorite dans son huitième de finale face au Bénin,a certes tenu son rang, mais avec beaucoup de peine malgré la largesse du score final. Un score obtenu à l’issue des prolongations ce qui illustre la résistance héroïque des Guépards béninois face à ce cador du continent. Un cador qui avance plus masqué que jamais, à moins que ses victoires étriquées ne soient symptomatiques d’un malaise réel.
Malgré la solidité de sa colonne vertébrale, l’Égypte reste dans les « lieux communs » footballistique, avec un jeu de tâcheron sans brillance, malgré le talent de ses deux pointes Salah et Marmoush, tous deux évoluant dans le championnat le plus huppé du monde à savoir celui de l’Angleterre et qui plus est dans des clubs phares comme Liverpool et Man City.
A la décharge de ses maîtres artificiers il faut dire que la liaison milieu- attaque est besogneuse en raison du manque évident d’un brillant dépositaire de jeu . Qu’il est loin le temps où Mohamed Aboutreika rendait le jeu des Pharaons fluide et attrayant avec trois titres de champions d’Afrique consécutifs (2006-2008-2010) .
De nos jours,si ce n’est pas là soupe à la grimace, ça y ressemble fort, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut jeter l’Égypte aux orties. Difficile à bouger et très résiliente l’équipe a les caractéristiques d’un champion potentiel dans un tournoi où le travail l’emporte le plus souvent sur le football » champagne » . Alors oui il faudra compter avec les pharaons dans le sprint final.
Quant aux béninois et au vu de leur vécu en CAN ils auront réussi leur tournoi avec cette confrontation où on ne vendait pas cher leur « peau » . C’est l’expérience qui rentre et les Guépards rentrent progressivement dans le cercle des grands.
La logique a été respectée une fois de plus avec cependant un goût d’inachevé au regard de la prestation frustre de l’Égypte. Du panache messieurs, le public veut du panache !
Boubakar SY
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