Une campagne de désinformation gagne en intensité ces derniers jours en République centrafricaine, coïncidant avec le retour au pays du président Faustin-Archange Touadéra, en provenance de Russie.
Ces récits trompeurs cherchent à fragiliser la perception du partenariat “souverain” entre Bangui et Moscou et à influencer l’opinion publique.
Selon le ministre conseiller chargé des relations publiques à la Présidence, Jules Njawé, cette “pression extérieure” poursuit un objectif clair : remettre en cause la liberté des États dans la conduite de leur politique étrangère.
Lors d’une conférence de presse tenue le 20 mars dernier, il a apporté un démenti formel aux allégations selon lesquelles le groupe Wagner exigerait 900 milliards de francs CFA à l’État centrafricain. « L’attaque ne concerne pas uniquement la Russie, elle concerne aussi notre droit souverain à choisir nos partenaires », a-t-il martelé.
Paris dans le viseur
La conférence de presse a également mis en lumière un volet plus sensible de cette campagne. Des accusations ont été émises directement contre des acteurs liés à l’ambassade de France en Centrafrique. Certains médias étrangers sont également pointés du doigt pour avoir relayés ces narratifs.
Un nom a notamment été cité : David Denis, présenté comme impliqué dans des opérations d’influence médiatique destinées à discréditer la coopération entre Bangui et Moscou. Sans confirmer ces informations, Jules Njawé a insisté sur leur gravité et sur la nécessité d’une clarification officielle.
La désinformation comme levier stratégique
Dans le prolongement de ces révélations, le partenariat entre la Russie et la République centrafricaine se retrouve au centre d’un jeu d’influences. Dans ce contexte, la désinformation ne se limite plus à de simples récits : elle devient un instrument stratégique, utilisé pour affaiblir cette coopération et ébranler la confiance de l’opinion publique.
Cheick Omar Ouedraogo
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