La Cour pénale spéciale (CPS), juridiction hybride chargée de juger les crimes les plus graves commis en République centrafricaine, traverse une zone de turbulences.
Faute de financements suffisants, l’institution pourrait être contrainte de suspendre ses activités, compromettant ainsi des années d’efforts dans la lutte contre l’impunité.
L’alerte a été lancée récemment par Amnesty International, qui avertit que si aucune mesure n’est prise, la Cour pourrait mettre la clé sous la porte en juin 2026.
Selon Ousmane Diarra, chercheur à Amnesty International, la fermeture de la CPS serait lourde de conséquences. « La première conséquence sera la rupture brutale de la promesse de justice faite aux victimes. Beaucoup attendent depuis des années, parfois après avoir tout perdu ».
Du côté de la CPS, la situation est jugée critique. Son greffier en chef, Ousman Njikam, attribue cette asphyxie budgétaire à la conjoncture financière mondiale, aggravée par le retrait du financement américain.
En effet, les États-Unis constituent le deuxième principal bailleur de fonds de la Cour, derrière les Nations unies. Les seuls donateurs actuels sont l’ONU, par le biais de sa mission de maintien de la paix et de son agence de développement, et l’Union européenne (UE).
Face à cette situation, Amnesty International exhorte les bailleurs de fonds à renouveler et accroître leur soutien financier.
Cheick Omar Ouedraogo
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