Dans la capitale centrafricaine et ses environs, les conducteurs de motos-taxis se retrouvent une fois de plus ciblés par des individus malintentionnés. Plusieurs mototaximens sont drogués par leurs agresseurs, puis dépouillés de leurs engins et de leur argent avant d’être abandonnés.
L’un des modes opératoires consiste à administrer la drogue aux conducteurs, soit en la dissimulant dans des mouchoirs, soit en les injectant à l’aide de seringues. Ce qui rend les victimes vulnérables aux agressions au cours de la course ou une fois à destination.
Dans une autre pratique, les agresseurs versent la drogue dans des boissons comme du jus ou du café instantané, qu’ils proposent avec insistance aux mototaximens pour mieux les neutraliser avant de les attaquer.
« J’ai transporté un client qui m’a demandé de l’amener au boisé montaignais. Une fois arrivé, il m’a ensuite demandé de retourner au pont Jackson car il attendait quelqu’un à cet endroit. À notre arrivée, il a acheté du Nescafé et m’a proposé d’en prendre également, mais j’ai refusé. Il m’a alors demandé d’attendre un moment et a insisté de nouveau pour que j’accepte le Nescafé. Comme cela s’est fait en ma présence et avec insistance, j’ai fini par accepter », témoigne une victime.
Si certains conducteurs succombent à leurs blessures, d’autres luttent pour leur vie dans les hôpitaux de la capitale. En moyenne, les urgences reçoivent sept patients dans les formations sanitaires.
Ce phénomène, de plus en plus inquiétant à Bangui, constitue un véritable problème de santé publique. Les conducteurs de taxis motos sont appelés à redoubler de vigilance, préconise leur faîtière.
Cheick Omar Ouedraogo
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