Le ministère de la Santé a tenu, ce lundi à Ouagadougou, la neuvième rencontre nationale de suivi de la mise en œuvre des mesures de gratuité des soins dans les formations sanitaires. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire général du ministère, Dr Arthur Joël Kiendrebeogo, représentant le ministre de la Santé.
Placée sous le thème « Gouvernance innovante de la gratuité des soins au Burkina Faso : digitalisation des prestations et dématérialisation du paiement des biens et services pour une utilisation efficiente des ressources », cette rencontre nationale vise à évaluer près de neuf années d’application de la politique de gratuité des soins, tout en mettant en exergue les innovations engagées pour renforcer son efficacité, sa transparence et sa redevabilité.
Dans son allocution, Dr Arthur Joël Kiendrebeogo a salué des résultats globalement satisfaisants depuis l’instauration de la gratuité des soins en 2016. Selon lui, cette politique a permis une amélioration notable de l’accès des populations aux services de santé, contribuant à une réduction significative de la mortalité, notamment chez les femmes et les enfants.
À cet effet, il a rappelé que la mortalité maternelle est passée de 330 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2015 à 198 en 2021, tandis que la mortalité infanto-juvénile a connu une baisse marquée, passant de 82 à 48 décès pour 1 000 naissances vivantes sur la même période.
Malgré ces acquis, le Secrétaire général du ministère a relevé plusieurs défis persistants, notamment en matière de financement, de disponibilité des intrants et d’approvisionnement en médicaments liés à la gratuité des soins. Pour y répondre, le ministère de la Santé entend renforcer la gouvernance du dispositif, en misant prioritairement sur la digitalisation afin d’améliorer l’efficience, de réduire les gaspillages et d’accroître la transparence dans la gestion des ressources.
Parmi les réformes en cours figurent la facturation individuelle des prestations, l’automatisation des paiements à travers la plateforme Faso Arzêka, ainsi que la digitalisation de la trésorerie des formations sanitaires. Ces innovations visent à optimiser le suivi des dépenses et à sécuriser les flux financiers liés à la mise en œuvre de la politique de gratuité des soins.
Au-delà de la consolidation des acquis, le ministère ambitionne d’élargir progressivement le panier des soins gratuits à d’autres pathologies coûteuses, sous réserve de la disponibilité des ressources financières et techniques nécessaires. Prévue pour se dérouler sur deux jours, cette neuvième rencontre nationale est marquée par des communications et des échanges destinés à renforcer les capacités des acteurs et à dégager des perspectives d’évolution pour une meilleure prise en charge sanitaire des populations.
Djamila Kambou
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