L’Union européenne a officiellement retiré le Burkina Faso et le Mali de sa liste des pays considérés comme à haut risque en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Cette décision publiée le 9 janvier 2026, prendra effet le 29 janvier 2026.
Cette mise à jour s’appuie sur une évaluation menée par la Commission européenne qui dit avoir constaté que ces deux pays ont corrigé les faiblesses majeures identifiées dans leurs systèmes financiers et législatifs. Ces progrès répondent aux normes internationales définies par le Groupe d’action financière (GAFI), qui avait déjà retiré le Burkina Faso et le Mali de sa liste dite des juridictions sous surveillance accrue.
Avec ce retrait, les institutions financières européennes n’auront plus à appliquer les mesures de vigilance renforcée pour les transactions impliquant ces pays. Cela pourrait simplifier les échanges financiers et réduire les coûts liés à la conformité bancaire, tout en maintenant une surveillance normale des opérations.
Si cette décision marque une avancée notable pour le Burkina Faso et le Mali, les experts rappellent que le risque n’a pas disparu. Les autorités doivent continuer à renforcer la surveillance financière et la coopération internationale pour prévenir toute utilisation illicite du système financier.
Le Burkina Faso et le Mali rejoignent d’autres pays africains, comme le Nigeria et la Tanzanie, également retirés récemment de la liste européenne des pays à haut risque. En revanche, certains États de la région, comme la Côte d’Ivoire, restent sous surveillance accrue.
Bruno Bayala
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