Dans le processus de la réorganisation politique du pays, l’Assemblée législative de transition (ALT) a adopté à l’unanimité une loi dissolvant tous les partis politiques et formations politiques existants sur le territoire burkinabè.
Cette mesure, adoptée sans opposition par les 69 députés membres de l’ALT, s’inscrit dans un effort affiché de refondation des institutions et de rationalisation de la vie politique nationale, à la suite des nombreuses crises sécuritaires et politiques qu’a traversées le Burkina Faso.
La nouvelle loi abroge formellement deux textes majeurs, la loi de 2001 portant Charte des partis et formations politiques, ainsi que la loi de 2009 relative au financement des partis politiques et au statut de l’opposition. Ces textes, selon le gouvernement, ne correspondent plus aux exigences du contexte actuel.
Selon le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, cette dissolution vise à mettre fin à la prolifération de partis sans ancrage social réel ni représentativité significative, afin de renforcer l’unité nationale et dépasser les divisions héritées du passé.
Le gouvernement avait déjà adopté en janvier 2026 un projet de loi en ce sens lors d’un conseil des ministres, ouvrant la voie à cette décision législative.
Les autorités annoncent par ailleurs qu’un nouveau cadre juridique de la vie politique sera bientôt élaboré, avec pour ambition d’être mieux adapté aux réalités socioculturelles du Burkina Faso et aux priorités de la transition en cours.
Cette réforme suscite des attentes importantes quant à son impact sur la stabilité politique et le processus démocratique, mais également des interrogations au sein de la société civile et des acteurs politiques sur les modalités et implications concrètes de cette refondation.
Bruno Bayala
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