Face à la montée des prix et aux difficultés économiques, les autorités burkinabè renforcent la lutte contre la corruption, notamment dans le secteur de l’éducation, clé du développement humain.
Le 29 janvier 2026, le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso a rendu un verdict important dans une affaire de corruption liée aux inscriptions scolaires dans des établissements publics. Cette affaire fait suite à un appel lancé en août 2024 par l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), qui avait invité la population à dénoncer toute pratique illégale dans les écoles.
Au total, 26 signalements ont été reçus, couvrant la plupart des anciennes régions du pays. Les enquêtes ont révélé que certains enseignants et responsables scolaires réclamaient des paiements allant de 50 000 à 200 000 FCFA aux parents, en échange de l’inscription de leurs enfants dans des écoles publiques.
Cinq personnes mises en cause ont été jugées coupables d’abus de fonction et de concussion. Elles ont écopé d’une peine de 12 mois de prison avec sursis et d’une amende ferme de deux millions de FCFA chacune. Elles devront également régler solidairement les frais de justice et verser un franc CFA symbolique à l’ASCE-LC et au Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC). En cas de non-paiement, une contrainte judiciaire de neuf mois pourra être appliquée.
Cette décision illustre la volonté ferme des autorités de protéger le système éducatif burkinabè contre la corruption et de restaurer la confiance des citoyens envers les institutions publiques. Elle s’inscrit dans une politique de tolérance zéro face à la corruption, qui constitue un frein majeur au développement durable.
Djamila Kambou
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