Le Burkina Faso et le Japon ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération avec la signature, ce mardi à Ouagadougou, d’un accord de don destiné au financement d’un projet stratégique dans le domaine de l’irrigation, pour un montant estimé à cinq milliards de francs CFA
L’accord, matérialisé par un échange de notes entre le ministère burkinabè des Affaires étrangères et l’ambassade du Japon au Burkina Faso, porte sur le développement du garage de maintenance de Ouagadougou, un dispositif clé pour assurer une utilisation durable et efficace des installations d’irrigation à l’échelle nationale.
Le projet vise essentiellement à renforcer les capacités opérationnelles des périmètres irrigués, à travers l’acquisition d’équipements lourds destinés à la réhabilitation et à l’aménagement des zones d’irrigation ainsi que des bas-fonds agricoles. Il s’inscrit dans une dynamique de modernisation des infrastructures agricoles afin de soutenir durablement la production.
S’exprimant à l’occasion de la cérémonie, l’ambassadeur du Japon au Burkina Faso, Nagashima Jun, a souligné que cet appui financier traduit la solidité des relations entre les deux pays et réaffirme la volonté du Japon d’accompagner le Burkina Faso dans ses efforts de développement agricole, portés par des initiatives structurantes et innovantes.
Pour sa part, le ministre burkinabè des Affaires étrangères a indiqué que ce projet s’aligne sur les priorités stratégiques nationales, notamment celles définies dans le cadre de l’initiative présidentielle pour la production agricole et l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Il a insisté sur la nécessité de bâtir une agriculture plus résiliente, capable de réduire les vulnérabilités structurelles du pays.
Selon le chef de la diplomatie burkinabè, chaque partenariat crédible et chaque appui pertinent constituent un levier essentiel dans la quête permanente de la souveraineté alimentaire.
Il a également salué la solidarité du Japon envers le Burkina Faso, qu’il a qualifiée d’expression d’un engagement en faveur d’un développement humain respectueux des choix souverains du peuple burkinabè.
Tout en exprimant la gratitude des autorités et du peuple burkinabè, le ministre Traoré a assuré que les services techniques compétents veilleront à une mise en œuvre rigoureuse, transparente et efficace du projet.
La coopération entre le Burkina Faso et le Japon, vieille de plus de soixante ans, couvre plusieurs secteurs clés, notamment l’agriculture, la santé, l’éducation, la formation professionnelle et les infrastructures, témoignant d’un partenariat durable fondé sur la confiance et le respect mutuel.
Djamila Kambou
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