Le président béninois Patrice Talon a admis, dans un entretien télévisé diffusé le 4 novembre 2025, que sa relation tendue avec son prédécesseur Thomas Boni Yayi a un impact négatif sur le climat politique du pays. Selon lui, ce différend personnel s’est transformé en un véritable obstacle à la sérénité du débat démocratique au Bénin.
Le chef de l’État a rejeté les accusations selon lesquelles il chercherait, par des manœuvres législatives, à écarter l’opposition de la prochaine élection présidentielle. Ces critiques avaient été ravivées après la controverse liée à l’absence de participation du parti “Les Démocrates”, dirigé par Boni Yayi, au processus électoral.
Patrice Talon a reconnu que cette rivalité, qu’il décrit comme “injustement entretenue”, “empoisonne inutilement l’environnement politique et social” du pays. Il a appelé à dépasser ces antagonismes qu’il juge “néfastes” pour la cohésion nationale et la stabilité des institutions.
Le président a également exprimé le souhait qu’à l’issue de son mandat, les anciens dirigeants béninois puissent se réunir au sein d’un “conseil de sages”. Ce cadre, a-t-il expliqué, permettrait aux anciens chefs d’État de contribuer, ensemble, à l’orientation et à la préservation de la paix politique, en privilégiant l’intérêt national sur les divergences partisanes.
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