Le parti d’opposition Les Démocrates est sorti de son silence après l’arrestation et le placement en détention provisoire de son vice-président, Alassani Tigri. Dans un communiqué rendu public le 31 janvier 2026, la formation politique dénonce plusieurs manquements procéduraux et appelle à une justice équitable, respectueuse des droits fondamentaux.
L’interpellation d’Alassani Tigri continue de susciter des réactions au sein de la classe politique béninoise. Selon le communiqué, l’arrestation est intervenue le mercredi 28 janvier 2026, aux environs de 17 heures, peu après son retour à son domicile de Cotonou, où il aurait reçu des soins médicaux.
La formation politique affirme qu’un important dispositif policier aurait fait irruption de manière jugée « brutale » au domicile de l’intéressé, procédant à son interpellation devant les membres de sa famille. Le parti conteste également les informations faisant état de convocations antérieures restées sans suite, assurant qu’aucune notification régulière n’aurait été adressée à Alassani Tigri, ni à son domicile ni par une autre voie officielle.
Le jeudi 29 janvier 2026, l’opposant a été présenté devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). À l’issue de son audition, il a été placé en détention provisoire dans le cadre d’une enquête portant sur des faits qualifiés de complot contre la sûreté de l’État, en lien avec les événements survenus le 7 décembre 2025 à Cotonou.
Face à ces accusations, Les Démocrates rappellent leur position de principe, affirmant rejeter toute tentative de prise du pouvoir par des moyens non constitutionnels. Le parti souligne également que son vice-président s’est publiquement exprimé pour condamner toute atteinte à l’ordre institutionnel à la suite des événements incriminés.
Insistant sur le caractère individuel de la responsabilité pénale, la formation politique estime qu’aucune relation familiale ni proximité supposée ne saurait justifier une mise en cause judiciaire. Elle soutient que seules des preuves tangibles, légalement établies, peuvent fonder des poursuites.
Tout en appelant ses militants et sympathisants au calme et à la retenue, Les Démocrates expriment leur souhait de voir la procédure aboutir rapidement, dans le respect de l’État de droit, à la libération de leur vice-président. Le parti fait également part de ses inquiétudes quant à l’état de santé de l’intéressé.
Djamila Kambou
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